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LOA ou crédit classique : comment faire le meilleur choix de financement ?

Gestion de flotte    >     Choix et Financement des véhicules

À chaque acquisition d’un véhicule professionnel, les chefs d’entreprise se posent la même question : faut-il opter pour la LOA (Location avec option d’achat) ou l’achat à crédit ? Découvrez les différences qui guideront vos décisions.

 

Par Antoine C. - Publié le 10/10/2018, mis à jour le 30/09/2019 

Lecture : 4 min


 

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Les petites entreprises hésitent souvent entre l’achat à crédit ou LOA (aussi appelée crédit-bail ou leasing). Si, dans les deux cas de figure, l’entreprise peut devenir propriétaire du véhicule, la différence entre leasing et crédit classique réside dans les premiers mois de possession du véhicule : la LOA offre une période initiale de contrat en location. Et cela change beaucoup de choses…

 

La LOA pour société : la solution mixte entre la location et l’achat de voiture 

- Avec la LOA, le locataire dispose d’une promesse de vente lors de la signature du contrat.

- La LOA comprend des loyers (mensuels ou trimestriels) qui peuvent prendre en compte des services annexes de la part du loueur (maintenance, assistance, reportings mensuels…). Pour l’entreprise, pas de mauvaises surprises dans les premiers mois du leasing : pas de dépenses imprévues et une gestion quotidienne des véhicules professionnels optimisée. L’entreprise peut en plus faire varier la durée du contrat pour que les loyers ne pénalisent pas trop sa trésorerie.

- Le loyer est une charge d’exploitation. Ce mode de financement permet donc de conserver la capacité d’investissement et d’endettement de l’entreprise puisqu’il s’agit d’un engagement hors bilan. Un apport initial ou un premier loyer majoré peuvent néanmoins être demandés par les établissements financiers.

- La TVA est récupérable sur les loyers pour les véhicules utilitaires. Pour les VP, il n’y a pas d’avance de TVA puisqu’elle est répercutée sur l’ensemble des loyers (contrairement à l’achat à crédit). La taxe reste récupérable, sauf pour les véhicules de tourisme.

- L’organisme de financement (banque ou concessionnaire) reste propriétaire du véhicule avant l’échéance du contrat de location (de 2 à 5 ans en général). Si l’option d’achat est levée, le locataire (l’entreprise) devient alors propriétaire (en deuxième main) et un nouveau certificat d’immatriculation est établi. Le véhicule peut être conservé ou revendu dans la foulée avec une plus-value à la clé si la valeur résiduelle a été sous-estimée. Si le choix est fait de ne pas conserver le véhicule, l’organisme de financement restitue le véhicule au loueur et peut appliquer une décote en fonction des réparations à engager. Il remboursera également le dépôt de garantie (pas plus de 15 % du montant total) qui peut être réclamé à la signature du contrat.

 


Et la LLD ?

 

La LLD (Location longue durée) reste le mode de financement préféré des entreprises de plus de 100 employés. Selon l’OVE, 60 % de ces entreprises choisissent la location plutôt que l’achat comptant + crédit/crédit auto ou la LOA. Cette tendance est radicalement différente pour les petites entreprises. Seulement 8 % optent pour la LLD, même si ce financement progresse.


 

Achat à crédit classique : pour être directement propriétaire du véhicule

- L’achat à crédit peut être réalisé avec ou sans apport de la part de l’acheteur.

- L’acheteur devient immédiatement propriétaire du véhicule, même s’il doit rembourser l’emprunt.

- L’entreprise pourra opter pour un véhicule d’occasion et pourra ainsi réaliser une opération moins coûteuse. La LOA le permet aussi, mais les véhicules disponibles en location sur le marché de l’occasion sont rares.

- Contrairement à la location, le propriétaire du véhicule n’a pas d’obligations liées au kilométrage ou à l’entretien (sauf pour le contrôle technique évidemment). Il n’a pas à penser à l’éventuelle restitution en fin de contrat de location. Néanmoins, en cas de revente, il a tout intérêt à conserver le véhicule en bon état s’il ne veut pas qu’il soit trop dévalué.

- Le véhicule acheté est inscrit au bilan de l’entreprise en tant qu’immobilisation.

- La revente est possible à n’importe quel moment, à condition bien sûr de racheter le crédit. Mais n’oubliez pas qu’un véhicule se déprécie toujours avec le temps et en fonction du marché de l’occasion. Lors du choix de véhicule, les réflexes doivent être les mêmes que pour une location. Posez-vous la question : « votre véhicule se revendra-t-il bien dans X année ? » Ne choisissez pas de couleur de carrosserie trop « originale », ne passez pas à côté d’équipements trop indispensables, entretenez correctement le véhicule…

 


Amortissements crédit bail ou crédit classique : un calcul à faire en cas de dépassement de plafond

 

Pour l’achat comme pour la location, les amortissements sont déductibles à hauteur d’un prix d’acquisition plafonné à 18 300 euros pour les véhicules de tourisme dont la mise en circulation est intervenue jusqu'en 2016. Le plafond est fixé à 9 900 euros pour les véhicules émettant plus de 200g de CO2 par kilomètre. 

 

A noter : le seuil de qualification des véhicules "polluants" baisse chaque année depuis 2017 (article 70 de la Loi de finances). En 2019, il est de 140g (135g en 2020 et 130g en 2021). 

Au-delà de ces seuils, il est nécessaire de procéder à une réintégration extra-comptable pour la fraction excédant le prix de 9 900 euros.

 

En revanche, depuis 2017, de nouveaux seuils particulièrement intéressants concernent les véhicules les plus "propres" :

 

- 30 000 euros pour les véhicules électriques

- 20 300 euros pour les véhicules hybrides (- de 60g de CO2 par km)

 

Lorsque le plafond est dépassé, l’entreprise calcule les « amortissements excédentaires » afin d’opérer une réintégration fiscale : (prix d’achat TTC-plafond du prix d'acquisition)/durée d’amortissement (du loueur dans le cas de la LOA).

Pour les véhicules utilitaires, l’intégralité de valeur d’achat passe en amortissements.


 

Leasing ou crédit classique : comment choisir le financement de véhicule d’entreprise qui vous convient ?

« Pour les entreprises, chaque solution de financement peut être séduisante, explique Valérie Gadaud, expert-comptable fondateur de FIDEVEX. Le financement LOA offre une plus grande liberté dans le renouvellement des véhicules de l’entreprise et s’accompagne de services intéressants. De manière générale, plus l’entreprise gère de véhicules et/ou le kilométrage annuel est élevé, plus la LOA peut être confortable. Le crédit classique, souvent moins coûteux au global, est aussi plus impactant pour la trésorerie de l’entreprise. Pour faire un choix cohérent, il faut comparer au cas par cas en constituant autant que possible un dossier de financement solide à présenter aux banques et aux concessionnaires. »

 

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