Radars « pédagogiques » : mais au fait, c’est quoi ?

Par Alexandra D. - Publié le 22/05/2019, mis à jour le 18/09/2019 

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Avec lui, vous ne serez pas flashé ! Certes, le radar pédagogique mesure la vitesse instantanée du conducteur, mais sa vocation est uniquement préventive. Le dispositif vise à inciter gentiment les automobilistes à lever le pied dans les zones sensibles. Comment ça fonctionne ? Est-ce efficace ? Coup de projecteur sur un radar hors norme dans le paysage de la sécurité routière française, traditionnellement axé sur la sanction / répression.

 

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Au 1er juillet 2017, on dénombrait 882 radars pédagogiques déployés sur des zones de danger non équipées de radars automatiques. L’objectif des autorités étant d’en installer 4 000 sur l’ensemble du territoire, financés par les recettes des amendes. Implantés en bordure de chaussée, ils informent les usagers de leur vitesse en temps réel. A la clé, ni sanction ni verbalisation. Ce dispositif, qui éduque sans dresser de PV est plutôt efficace pour réduire la vitesse des automobilistes français.

 

Radars pédagogiques : comment ça marche ?

On les appelle aussi « panneau d’indication et d’alerte individualisés sur la vitesse », « radar préventif », « panneau à régulation de vitesse » ou encore « panneau d’alerte ». Leur capteur mesure la vitesse des véhicules, initialement détectés à 200 mètres du panneau. La vitesse est alors affichée en temps réel sur l’écran. Les chiffres sont en vert, jaune ou blanc-jaune lorsque le conducteur respecte la limitation de vitesse. Si la vitesse relevée est excessive, un message d’alerte (« RALENTIR », « RALENTIR ECOLE », « PRUDENCE », « ATTENTION » ou « DANGER ») s’affiche en complément. Ce message peut alors être complété par l’indication de la vitesse en chiffres rouges, jaunes ou blancs-jaunes, si le dépassement relevé n’est pas supérieur à 10 km/h. Au-delà, on a droit au panneau danger.

 

Les radars préventifs sont-ils efficaces ?

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Les objectifs du dispositif : établir le lien entre la réglementation et le comportement individuel, entre la règle et le risque local identifié (école…), faire respecter les limitations de vitesse et combattre la baisse de vigilance au volant.

 

Certes un brin accusateurs, ces radars dynamiques et personnalisés produisent leurs effets. L’automobiliste est averti de sa vitesse et incité à lever le pied immédiatement en cas de dépassement de la limite autorisée. Résultat : même si tous ne le font pas, la majorité des conducteurs ralentit.

 

Toutefois, l’efficacité du dispositif varie selon son implantation : il serait plus efficace lorsque l’usager perçoit le danger et comprend la nécessité de réduire sa vitesse. Comme par exemple à proximité d’une école, ou dans une zone de travaux. En outre, l’effet « nouveauté » a plus d’impact. Raison pour laquelle les municipalités tendent à changer régulièrement l’emplacement de ces radars.

 

 

Autre dispositif zéro PV : le feu tricolore pédagogique

Dans le même esprit que le radar préventif, le feu tricolore pédagogique a fait son apparition en France il y a deux ans. Placé notamment dans les villes qui échouent à faire respecter la limitation à 30 km/h, le dispositif régule les vitesses excessives.

 

Ce feu est équipé d’un boîtier laser analysant la vitesse d’approche des véhicules. Il est accompagné d’un panneau explicatif : si votre vitesse est inférieure à 30 km/h, le feu restera au vert ; si votre vitesse est supérieure à 30km/h, le feu passera au rouge, vous obligeant à vous arrêter durant 12 à 13 secondes.

 

En Espagne, où le feu pédagogique est très prisé en entrée de ville, les automobilistes ont appris à régler leur allure « pour passer au vert »…

 

 

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