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Fiscalité : la France championne d’Europe des taxes auto !

Par Sophie R. - Publié le 06/05/2019, mis à jour le 18/09/2019 

Lecture : 2 min


 

On est les champions… des taxes auto en Europe ! En 2017, 79 milliards d’euros ont été récoltés, selon l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobile). Ce montant inclut l’ensemble des taxes liées aux véhicules : achat, utilisation (vignettes, péages…) et carburants.

 

 

C’est une tradition française bien ancrée : chaque année, le gouvernement présente sa facture aux automobilistes. Sur le papier, la France est derrière l’Allemagne, qui a prélevé 92 milliards de taxes liées aux véhicules en 2017. Mais si l’on ramène les recettes au nombre de véhicules immatriculés chaque année (3,4 millions outre-Rhin contre 2,1 millions dans l’Hexagone), la France est bien le pays européen qui taxe le plus les automobilistes.

 

Le carburant premier contributeur aux recettes fiscales

La fiscalité auto a rapporté au total 428 milliards d’euros aux pays de l’Europe des Quinze. Un montant qui cache un traitement fiscal disparate. Ainsi, les dépenses d’utilisation à l’année (vignettes, péages…) sont nettement plus taxées en Allemagne qu’en France : 8,9 milliards contre 0,7 milliard. En revanche, le carburant est beaucoup plus taxé en France qu’en Allemagne, dont la population roule davantage.

 

En France, la moitié des recettes fiscales provient ainsi des taxes sur les carburants (39 milliards €). Viennent ensuite la TVA (17,8 milliards €) et les péages autoroutiers (12,2 milliards).

 

Transition énergétique : des mesures fiscales disparates

Les niveaux de taxation varient d’un pays à l’autre, tout comme les mesures fiscales qui encouragent le développement des véhicules électriques, hybrides et GNV (gaz naturel pour véhicules). Seuls 12 pays sur les 15 ont mis en place des mesures incitatives, à savoir des bonus et des primes octroyées aux acheteurs. Bonne nouvelle, la France fait partie des pays les plus généreux !

 

 

Fiscalité auto : ce qui a changé en 2019 en France

- Bonus écologique prolongé, sauf pour le diesel

- Nouveau durcissement des conditions du malus

- Prime à la conversion : aides renforcées pour les véhicules hybrides rechargeables et les ménages modestes

- TVA récupérable sur l’essence à hauteur de 40 %

- Plafond d’amortissement alourdi pour les sociétés

- Recul du taux normal d’imposition des sociétés à 31 %

 

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