Téléphone au volant : des sanctions bientôt renforcées ?

Par Sophie R. - Publié le 30/05/2017, mis à jour le 30/09/2019 

Lecture : 2 min


 

Certains conducteurs utilisent encore leur téléphone au volant. Mais quand cette habitude prend le pas sur la conduite, la Prévention routière tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’association propose ainsi de nouvelles mesures…

 

visuel50-telephone-au-volant-sanctions-refonte.jpg

 

Parler au téléphone, envoyer des messages, consulter ses e-mails ou les réseaux sociaux… Les automobilistes français ont du mal à se passer de leur téléphone. La Prévention routière vient de communiquer les résultats de son enquête d’observation effectuée dans 80 communes au premier trimestre 2017.

 

Différentes conditions d’usages du téléphone ont été constatées (parmi les 20 000 conducteurs « observés ») :

 

- en roulant à une allure normale : 7 % des conducteurs

- en croisant un passage piéton : 7,3 % des conducteurs

- en roulant à une allure réduite (dans des conditions de circulation denses) : 9 % des conducteurs

- à l’arrêt (par exemple en attendant au feu rouge) : 13 % des conducteurs

 

De la sensibilisation et des sanctions ?

La Prévention routière explore plusieurs pistes de réflexion pour endiguer le phénomène. Elle suggère la mise en place d’un nouveau module sur les risques du téléphone au volant, dans le cadre de l’apprentissage de la conduite. Un durcissement des sanctions est aussi évoqué : la suspension du permis suite à une récidive, l’augmentation du montant de l’amende forfaitaire (135 € actuellement), davantage de points retirés du permis…

 

Téléphone au volant : les entreprises doivent-elles se mobiliser ?

L’association s’adresse également aux entreprises, en évoquant un “droit à la déconnexion” pour les salariés effectuant des trajets professionnels. Elle souhaiterait aussi la mise en place dans les véhicules de systèmes automatiques détectant les sources de distraction.

 

En France, environ 1 accident corporel sur 10 est lié à l’usage du téléphone. En 2015, plus de 300 000 automobilistes ont été verbalisés pour l’avoir utilisé en conduisant. Il existe pourtant des alternatives légales pour passer ses appels.

 

Sur le même thème