Pourquoi la mortalité routière repart à la hausse en février ?

Par Sophie R. - Publié le 03/04/2019, mis à jour le 02/10/2019 

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Les chiffres de l’accidentalité routière en février viennent d’être publiés. Ils se révèlent particulièrement négatifs. Quelles sont les raisons qui peuvent expliquer cette hausse ?

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2019 démarre mal pour la sécurité routière. En effet, après une légère hausse de la mortalité en janvier (+ 3,9 %), la tendance s’amplifie en février, avec une augmentation de 17,1 % du nombre de décès sur les routes de France métropolitaine. Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), ce sont 253 personnes qui ont perdu la vie, contre 216 à la même période l’an dernier (soit 37 de plus). Depuis 2011, seul le mois de février 2016 avait connu un nombre si important de morts (263 décès).

Les accidents de la route se multiplient

Dans le même temps, le nombre d’accidents corporels a augmenté de 22,3 % sur un an, avec 4 091 cas, contre 3 345 en février 2018. Les personnes blessées sont également plus nombreuses, avec 5 021 victimes contre 4 132 l’an dernier (+ 21,5 %).

 

Mortalité routière : qui sont les victimes ?

 

Concernant la mortalité, l’ONISR tire la sonnette d’alarme pour les cyclistes qui, avec 18 décès, connaissent le mois de février le plus noir depuis 10 ans. Autre constat : outre les vélos, ce sont les piétons, les jeunes de 18-24 ans et les seniors de 65 ans et plus qui sont les plus concernés par l’augmentation de la mortalité routière. Enfin, le réseau hors agglomération (et hors autoroutes) est particulièrement touché.

Des comportements à risque sur la route

Même si différents facteurs explicatifs peuvent être évoqués, l’ONISR met l’accent sur l’accélération de la dégradation des radars fixes. Une pratique qui engendrerait un relâchement des comportements des automobilistes.

 

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