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Nids-de-poule : comment limiter leur impact sur votre flotte ?

Par Sophie - Publié le 11/02/2020, mis à jour le 11/02/2020

Lecture : 4 min


 

Coûteux et dangereux, les nids-de-poule rythment trop souvent les trajets des conducteurs. Quelles sont les conséquences de ces défauts récurrents de la voirie ? Comment réduire les risques, que ce soit pour la mécanique des véhicules ou pour vos finances ?

Nids-de-poule : des pièges aux lourdes conséquences

Si les nids-de-poule sont un réel risque routier pour les usagers, ils peuvent également provoquer des surcoûts pour les entreprises. Ces trous dans la chaussée n’épargnent pas les suspensions, les amortisseurs, les pneus ou encore les enjoliveurs des voitures, poids-lourds et deux-roues. Dans les cas les plus sévères, le châssis et la direction peuvent être touchés, engendrant d’importants frais de réparation.

 


Combien de nids-de-poule en France ?

Aucune donnée officielle ne permet d’évaluer le nombre exact de nids-de-poule sur les routes françaises. Néanmoins, l’application Waze relevait que 16 682 signalements avaient été envoyés en juin 2019 (7 657 en octobre 2019) pour ce type de déformations dans la seule ville de Paris. Des notifications certes nombreuses, mais qui ne peuvent pas refléter à elles seules la réalité.


Comment agir face aux déformations de la route ?

Lorsque vous roulez de nuit ou trop proche du véhicule qui vous précède, le nid-de-poule n’est pas forcément évitable et peut vous surprendre. Un coup de volant peut d’ailleurs avoir des conséquences bien plus graves…

Au moment de l’impact, évitez de freiner brusquement pour ne pas risquer d’endommager davantage le véhicule. Si le choc est violent, mieux vaut vous arrêter en sécurité pour constater les dégâts éventuels. Un passage au garage afin de vérifier l’état du parallélisme des roues est alors recommandé. Un défaut de celui-ci peut en effet entraîner une usure prématurée des pneus et augmenter les risques d’accident.

 


Trous dans la chaussée : comment se forment-ils ?

Le gel puis dégel de l’eau infiltrée dans les fissures de la route est en cause dans la formation des nids-de-poule. Des trous dans l’asphalte sont donc particulièrement susceptibles d’apparaître à la fin de l’hiver, sous les passages réguliers des véhicules. Les causes sont multiples : défauts liés à des travaux sur la chaussée, présence d’une grille avaloir, vieillissement de la chaussée… Les réparations des nids-de-poule, généralement réalisées à l’aide d’asphaltes froids, ne garantissent pas une longue durée de vie à l’ouvrage et peuvent se désagréger rapidement si le trafic est important.


La prise en compte des nids-de-poule dans la gestion de flotte : c’est possible !

Les chefs d'entreprise et gestionnaires de flotte souhaitent constamment optimiser leur TCO (Total cost of ownership). Facteurs d’accidentologie, les nids-de-poule sont un sujet à traiter. En détériorant les véhicules, ils génèrent des coûts imprévus : réparations, immobilisation, contrôles techniques invalidés ou encore frais de restitution plus élevés…

Des outils de suivi comme le portail TOTAL FLEET offrent un aperçu de la récurrence de cette problématique. Afin d’améliorer la situation, l’adoption de réflexes d’éco-conduite par vos collaborateurs aura un effet protecteur sur votre parc de véhicules. Les conducteurs pourront ainsi mieux anticiper les défauts de la route en circulant à vitesse raisonnable et en respectant davantage les distances de sécurité. Enfin, le bon équilibrage des charges et la bonne pression des pneus seront bénéfiques en cas d’impact.

L’entretien de la voirie, inégal selon les territoires traversés, peut aussi encourager les gestionnaires (et notamment les transporteurs) à définir de nouveaux trajets pour les tournées de leurs équipes à chaque fois que c’est possible.

 

Quels sont vos recours après un accident lié à un nid-de-poule sur la route ?

Les collectivités en charge de la voirie ont l’obligation d’assurer son bon entretien. Il est donc théoriquement possible de se faire indemniser après un accident corporel ou matériel si une faute est reconnue. Néanmoins, la responsabilité du gestionnaire ne peut pas être engagée si une signalisation était apposée pour prévenir les usagers des risques et/ou si l’automobiliste, victime, a aussi contribué au dommage en commettant une infraction (excès de vitesse, prise d’alcool ou de stupéfiant…).

Pour obtenir une indemnisation, une procédure amiable peut être engagée. Sinon, il vous faudra saisir la juridiction administrative compétente dans les 4 ans suivant le dommage. Dans ce cadre, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement si vous êtes assuré tous risques. Attention toutefois : le dossier à constituer devra être particulièrement solide pour espérer obtenir gain de cause. Un investissement lourd pour le gestionnaire de flotte qui n’en vaut donc pas forcément la peine...

 

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