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L’éthylotest anti-démarrage vous concerne-t-il ?

Par Sophie R.. - Publié le 18/03/2019, mis à jour le 18/09/2019 

Lecture : 2 min


 

Le recours à l’éthylotest anti-démarrage (EAD) médico-administratif s’étend : testée avec succès dans 7 départements en 2018, la mesure vient d’être élargie à l’ensemble du territoire. Qui est concerné par ce dispositif ? Comment fonctionne-t-il ? Quel est son coût ? On vous explique tout.

 

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L’EAD est un instrument de mesure du taux d’alcool dans l’air expiré, relié au système de démarrage d’un véhicule. Il a déjà été rendu obligatoire pour les autocars (mais pas pour les bus ni les poids lourds). Concernant les voitures, il existait jusqu’ici un EAD « judiciaire » (la justice peut exiger qu’un conducteur en équipe son véhicule). En complément, depuis le 1er janvier 2019, le préfet peut imposer ce dispositif aux conducteurs contrôlés en état d’alcoolémie relevant du tribunal correctionnel. Objectifs : lutter contre la récidive, offrir une alternative à la suspension du permis de conduire tout en garantissant la sécurité des autres usagers.

 

Ethylotest anti-démarrage : quels sont les conducteurs concernés ?

Sont concernés, les contrevenants non-récidivistes (taux d’alcoolémie supérieur à 0,8 g/L et inférieur à 1,8 g/L). Après avis favorable de la commission médicale de la préfecture, le préfet peut délivrer un permis temporaire de 6 mois maximum, avec restriction d’usage prévoyant l’obligation de conduire un véhicule équipé d’un EAD. Le tribunal correctionnel a ensuite toute latitude pour prolonger la mesure jusqu’à 5 ans.

 

L’EAD comment ça marche concrètement ?

L’EAD doit être mis en place par un installateur agréé par la préfecture et faire l’objet d’une vérification annuelle. Les frais de montage-démontage sont à la charge du conducteur, qui peut l’acheter (1300 € environ) ou le louer (100 € /mois environ).

 

Le conducteur doit souffler une première fois dans l’appareil avant de démarrer. L’EAD bloque le démarrage si le taux d’alcoolémie est positif, ou si le conducteur n’a pas démarré dans les 2 mn qui suivent le contrôle. Un second souffle est demandé au conducteur, de nouveau à l’arrêt, entre 5 et 30 minutes après le démarrage.

 


Une autre mesure attendue…

 

Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) rendra prochainement obligatoire la pose d’un EAD avec suivi médico-psychologique en cas de récidive d’infraction de conduite en état alcoolique.


 

Ces nouvelles mesures préfigurent-elles une généralisation future de l’EAD à tous les véhicules ? Et vous, seriez-vous prêt à accepter l’utilisation systématique de ce dispositif ?

 

 

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