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L’alternative « électro-mobilité » se précise…

Publié le 10/01/2018, mis à jour le 17/09/2019

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Pour des raisons écologiques et économiques, les flottes de véhicules d’entreprise accordent chaque année une plus grande place à l’électrique. Quels sont les arguments en faveur de cette énergie ?

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Les véhicules électriques, et leurs cousines les hybrides, se développent petit à petit sur les routes françaises. Les entreprises, séduites par cette solution positive pour leur image et pour l’environnement (et très intéressante fiscalement) franchissent le pas dans une optique de mix-énergétique cohérent. L’électrique, comme le gaz naturel pour véhicule (GNV), a de quoi convaincre, notamment pour les courts et moyens trajets.

Les énergies alternatives tracent leur route

38 % des grandes entreprises intègrent ainsi le véhicule électrique au sein de leur flotte. Ce n’est pas la seule énergie alternative qui séduit : l’hybride (40 ) et l’hybride rechargeable (27 %) sont de plus en plus appréciées. Concernant les perspectives sur les trois prochaines années à venir : 3/4 des très grandes entreprises (de plus de 1 000 salariés) interrogées par l’OVE pour son Baromètre 2018 envisagent d’opter pour des solutions alternatives, quand celles de taille moyenne (de 100 à 999 salariés) ne sont que 31 %.

Les voitures électriques sont-elles une solution économiquement crédible ?

Ces tendances pourraient s’accélérer, avec la généralisation du cycle d’homologation WLTP, que certaines structures, notamment les plus petites, ignoraient. Jusqu’ici, le TCO (intégrant les coûts générés par l’assurance, le carburant, le financement, l’entretien ou les coûts de dépréciation) était déjà favorable aux électriques dès 4 ans de possession, malgré un prix d’achat plus élevé, selon l’UFC-Que Choisir.

Parmi les avantages de l’électrique : des incitations financières importantes

Les véhicules électriques bénéficient de nombreuses aides destinées à orienter les décisions des consommateurs, particuliers comme entreprises. Principale aide actuellement en vigueur : le bonus écologique de 6000 euros. A noter que celui-ci est tout de même plafonné, avec une limite fixée à 27 du prix d'achat.

Une prime à la conversion existe également pour tout acquéreur ou loueur d'un véhicule électrique neuf. Celle-ci s'élève à 2500 euros. Attention toutefois : pour être éligible à cette avantage, vous devez également sortir de la circulation un véhicule (voiture ou camionnette) diesel immatriculé avant le 1er janvier 2001 (ou 2006 pour les ménages non soumis à l'impôt) ou un véhicule essence immatriculé avant 1997.

Les entreprises peuvent également profiter d'une déduction de la Taxe sur les véhicules de société (TVS). Pour en profiter, leurs véhicules doivent émettre moins de 60g/km de CO2. Autre avantage fiscal pour les entreprises : la possibilité d'obtenir une dédudction de la TVA pour l'achat de véhicules électriques. A ces bénéfices nationaux peuvent par ailleurs s'ajouter des contributions décidées à l'échelle régionale, comme des remises partielles ou totales sur les frais consentis pour l'obtention d'un certificat d'immatriculation.

Dans l'utilisation quotidienne des véhicules, les entreprises pourront également percevoir des bénéfices économiques non négligeables. Ainsi, à distance équivalente, les dépenses énergétiques se révèleront généralement inférieures à celles enregistrées par les moteurs thermiques. Les contrats d'assurance présentent également des montants mensuels moins chers que pour des véhicules "classiques".

Enfin, pensez à vous renseigner sur les aides allouées pour la mise en oeuvre des plans de mobilité (PDM). Les véhicules électriques se révèlent en effet une solution de premier choix dans le cadre d'une organisation de votre flotte d'entreprises en autopartage. Cette adéquation avec les objectifs fixés par les PDM sont d'ailleurs obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés sur un même site.

Les avantages de l’électrique : une solution zen pour les conducteurs

Choisir de s'équiper avec des véhicules électriques, c'est s'assurer un certain nombre d'avantages appréciables aussi bien pour les conducteurs que pour les gestionnaires de flotte. Les bénéficiaires seront notamment séduits par la nature silencieuse des véhicules fonctionnant à l'énergie électrique. Ils profiteront également d'un meilleur confort de conduite, notamment grâce à la souplesse apportée par les boîtes automatiques. Fini, les pertes de temps en période hivernale pour faire démarrer votre véhicule ! Avec un modèle électrique, vous profiterez de véritables facilités de démarrage, y compris lorsque le thermomètre descendra en-dessous de zéro.

Les progrès constants en termes d'autonomie constituent également un point fort de l'électrique. Couplée au développement des réseaux de bornes de recharge, ils vous assurent une meilleure flexibilité dans vos déplacements professionnels quotidiens, grâce à la possibilité pour vos collaborateurs de recharger leurs véhicules plus facilement et d'effectuer de plus longues distances entre chaque arrêt ravitaillement.

Ces derniers pourront d'ailleurs circuler où bon leur semble, puisque les véhicules électriques sont éligibles à la vignette Crit’Air verte. Celle-ci est en effet attribuée aux véhicules propres 100% électriques et hydrogènes, donnant ainsi le droit d'accéder aux zones à faibles émissions (ZFE). Les véhicules gaz et hybrides rechargeables sont quant à eux classés dans la catégorie Crit'Air 1.

Les obligations des véhicules électriques en termes d'entretien sont globalement moins lourdes qur pour les modèles utilisant d'autres énergies, puisqu'ils ne nécessitent pas d'effectuer de vidange et n'embarquent pas de filtres à huile à entretenir. L'image positive de l'électrique rejaillira enfin sur votre entreprise, dans un contexte favorable aux énergies plus propres et avec des enjeux mondiaux ambitieux en matière de transition écologique.

Les véhicules électriques sont-ils vraiment positifs pour l’environnement ?

L’Ademe, en collaboration avec la Fondation pour la Nature et l’Homme et l’European Climate Fondation, a souhaité évaluer l’impact des véhicules électriques sur l’environnement. L’étude publiée fin 2017 estime que le cycle de vie, allant de la fabrication à la fin de vie, en passant par l’usage, est 2 à 3 fois moins émetteur en gaz à effet de serre que celui les véhicules thermiques. La production de la batterie, qui représente 75 % de la contribution au changement climatique, pourrait être une étape améliorée de 25 % en termes de gains d’efficacité énergétique d’ici 2030.

Energies renouvelables : un débat d'ampleur engagé en Union européenne

Ces objectifs d'optimisation du cycle de vie des véhicules électriques s'inscrit dans un débat de grande ampleur mené entre les différentes instances européennes. Alors que le Parlement européen a reconnu l'urgence climatique en 2019, les travaux se poursuivent au sein de la Commission européenne pour définir la meilleure feuille de route à suivre pour les prochaines années. L'objectif affiché demeure ainsi d'arriver à la neutralité carbone en 2050, dans le cadre de la future loi climat actuellement en discussions.

Concrètement, ce projet de texte de loi stipule que "les émissions et réductions de gaz à effet de serre dans l'UE régulées par la législation européenne devront être compensées au plus tard d'ici 2050". Des échanges et des réflexions qui surviennent sur fond de préparation de plusieurs événements-clés en 2020, à savoir le sommet de septembre entre l'Union européenne et la Chine, mais aussi deux rendez-vous majeurs prévus en novembre : la Conférence sur le climat de l'ONU et la COP26, qui se tiendra à Glasgow et au cours de laquelle des objectifs concrets sont attendus pour 2030.

Quels sont les prochaines étapes de cette stratégie européenne ?

L'pproche retenue repose sur une stratégie généralisée à l'échelle de l'Union européenne. En quoi cela consiste ? Des objectifs chiffrés globaux sont définis, avec une latitude supplémentaire accordée aux pays ayant besoin d'un temps plus long pour reconstruire les principaux secteurs de leur économie autour d'énergies alternatives plus vertueuses et plus respectueuses de l'environnement. Dans le scénario envisagé, le délai complémentaire accordé à ces pays serait compensé par l'avance prise par d'autres Etats-membres qui auraient mieux anticipé leur transition énergétique.

Point important à souligner : le texte proposé pour la future loi climat ne fixe pas d'objectifs précis pour 2030. Il ouvre cependant la porte à la Commission européenne pour l'inciter de revoir à la hausse les seuils précédemment envisagés d'ici le mois de septembre 2020, avec un voeu autour d'une réévaluation de 40% à 55% de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le tout pour respecter une cohérence d'ensemble indispensable pour atteindre la neutralité climatique en 2050. "Ce que je tiens à souligner, c'est que c'est faisable. Nous avons la science, la technologie, et nous pouvons sans aucun doute trouver les fonds." (Frans Timmermans, Vice-président de la Commission européenne, responsable du Pacte vert pour l'Europe).

Une analyse d'impact sera également nécessaire avant de promulguer officiellement la loi climat. Cette étude se basera sur les plans énergétiques et climatiques que chaque Etat-membre est tenu de fournir, conformément aux dispositions de l'accord de Paris (COP21). Ces stratégies nationales doivent notamment inclure des engagements clairs en termes de revalorisation de la contribution déterminée au niveau national (objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre).

Pleinement mobilisés dans ces analyses d'impact, les hauts fonctionnaires de la Commission européenne émettent encore des doutes sur la possibilité d'arriver à un plan finalisé d'ici la fin de l'année, à l'approche des grands événements climatiques internationaux. A l'heure actuelle, cinq Etats-membres, dont la France, l'Espagne et le Luxembourg, n'ont d'ailleurs pas encore fourni leurs plans respectifs, qui sont attendus dans un délai maximal de 5 ans après l'entrée en vigueur de l'accord de Paris (2015), soit pendant l'année en cours.

 


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Par ailleurs, le Groupe Total a récemment acquis la startup française G2mobility, en vue de proposer des bornes au sein des collectivités publiques et des entreprises, pour un accès encore plus facilité à cette énergie… et pourquoi pas au sein de votre établissement ?


 

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