Hausse de la mortalité routière : les radars dégradés indirectement responsables ?

Par Sophie R. - Publié le 20/09/2019, mis à jour le 30/09/2019 

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Au mois d’août 2019, la mortalité routière en France a augmenté de 17,9 %. Si les variations des chiffres peuvent s’expliquer par de nombreux facteurs, les autorités justifient ce mauvais bilan par la destruction des radars. Quelle est l’ampleur réelle de ce phénomène ?

 

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Le bilan de la mortalité routière en France en août 2019 n’est pas bon : + 17,9 % de décès recensés, soit 290 personnes tuées (44 de plus qu’en août 2018). Comme au premier trimestre 2019, où la hausse du nombre de morts inquiétait, l’argument des radars détruits est avancé par le gouvernement. Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, et Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, estiment ainsi qu’avec moins de radars, les comportements à risques se multiplient.

 

Des radars dégradés mis en cause dans les accidents de la route

De nombreux radars ont été dégradés ces derniers mois, parallèlement aux contestations sociales. Ce fut aussi le cas auparavant, comme le révélaient les chiffres de la Cour des comptes, et notamment après l’abaissement de la vitesse autorisée sur les routes secondaires de 90 km/h à 80 km/h. Les radars automatiques dégradés n’ont ainsi plus relevé les infractions des automobilistes. Même si les réparations sont en cours, les dégradations se poursuivent selon Emmanuel Barbe. Pourtant, une baisse de la mortalité routière avait aussi été constatée ces derniers mois

 

 

Radars détruits : un coût important

Selon la Sécurité routière, la perte liée à la dégradation des radars serait d’environ 360 millions d’euros : 60 millions pour les réparations et 300 millions pour le manque à gagner lié au amendes qui n’ont pas été distribuées. Des sommes auxquelles s’ajoutent, toujours selon le gouvernement, des vies qui auraient pu être sauvées.

 

 

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