Outils d’aide à la conduite : devez-vous les adopter ?

Par Antoine C. - Publié le 09/11/2017, mis à jour le 17/09/2019 

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Pour améliorer la sécurité routière, les constructeurs redoublent d’imagination et innovent en permanence. Quelles sont les technologies que la Commission européenne voudrait généraliser ? Comment améliorent-elles votre sécurité ? Et d’un point de vue gestion de flotte, quel poids pèsent-elles dans le calcul de la valeur résiduelle ?

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Ceintures, ABS, airbags, correcteurs de trajectoires ESP… Certains équipements sont désormais des indispensables pour la sécurité. Mais les constructeurs ne se reposent pas sur ces « classiques » : de nombreuses innovations voient régulièrement le jour. Certaines d’entre elles seront même bientôt obligatoires…

 

L’eCall généralisé en mars 2018

L’eCall était initialement attendu pour 2015, mais il sera finalement rendu obligatoire au 31 mars 2018. A cette date, toutes les voitures et VUL neufs vendus au sein des pays membres de l’UE devront en être équipés. Ainsi, en cas d’accident ou de problème majeur, ils seront capables d’appeler les urgences en toute autonomie et de transférer les données importantes (localisation, type du véhicule et de carburant, nombre de passagers…)

 

 

Vers une généralisation de la prévention des obstacles

 

Les collisions pourraient-elles être totalement évitées à l’avenir ? Certains systèmes prennent en tout cas cette direction. Leurs noms varient en fonction des technologies : alerte de collision frontale (ACF), alerte de collision piéton et cycliste (ACP), alerte de distance de sécurité…

Ainsi, les véhicules les mieux équipés peuvent déjà prévenir les dégâts corporels et matériels. Dès que l’ordinateur de bord détecte un choc potentiel, il donne l’ordre aux équipements de s’adapter pour faire réagir le conducteur : les ceintures de sécurité se tendent, les appui-têtes se rapprochent du corps, la position des sièges change… Tout cela bien sûr dans la limite du laps de temps imparti avant un accident : tout se joue en une fraction de secondes !

 

Le freinage automatique devient encore plus intelligent

En 2016, la Commission européenne a fait part de son souhait de rendre obligatoire le freinage automatique intelligent (aussi appelé « régulateur de vitesse adaptatif »). Cette technologie permet au véhicule de freiner en toute autonomie. En outre, certains modèles de véhicules peuvent mettre en place une stratégie d’évitement de l’obstacle quelques millisecondes avant le choc. Ces technologies restent onéreuses, mais elles pourraient tôt ou tard équiper tous nos véhicules… À basse vitesse, certains experts indiquent que ce système permettrait de réduire les accidents de 25 %.

 

 


Accidentologie, valeur résiduelle : les outils d'aide à la conduite sont-ils intéressants ?

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Accidentologie

 Les fonctionnalités avancées des outils d’aide à la conduite contribuent à réduire l’accidentologie. Un point crucial pour les conducteurs et les entreprises.

 

Valeur résiduelle

Les outils d’aide à la conduite font partie des critères pris en compte dans le calcul de la valeur résiduelle des véhicules (estimation par le loueur de la valeur à la revente du véhicule, sur le marché de l’occasion).

Leurs atouts et leur potentiel attractif présentent un réel intérêt dans le calcul de cette valeur. Mais attention ! Certains équipements de sécurité aujourd’hui disponibles en option pourraient être généralisés à tous les véhicules. Si tel est le cas, il sera difficile de les valoriser, car un modèle possédant ces équipements en série sera avantagé.

 

La valorisation des équipements de sécurité reste donc une science inexacte. En effet, les comportements d’achat et les modes complexifient le calcul de la valeur résiduelle…


 

Franchissement des lignes blanches

Sur certains véhicules, conduire sans les mains pourrait bientôt devenir réalité. En attendant, les voitures équipées de l’alerte au franchissement volontaire de ligne (AFIL) peuvent détecter les trajectoires anormales et prévenir le conducteur.

Cette technologie, brevetée au milieu des années 2000, semble aujourd’hui appréciée au niveau européen et pourrait ainsi équiper tous les véhicules dans un avenir proche.

Reconnaissance de la signalisation

De plus en plus de modèles sont capables de lire et d’interpréter les panneaux de signalisation. L’ordinateur répercute alors l’information sur le tableau de bord, pour permettre au conducteur de connaître la limitation de vitesse à chaque instant, d’un coup d’œil. Cette technologie, qui n’est aujourd’hui disponible qu’en option, pourrait à terme équiper tous les modèles. Couplé à un régulateur de vitesse, elle présente l’avantage de pouvoir automatiquement adapter la vitesse du véhicule à chaque instant.

 

Vous l’aurez compris, les technologies qui envahissent les habitacles se perfectionnent au fil des années. Sur le principe, leur fiabilité n’est plus à prouver. Mais dans la pratique, certaines solutions ont encore besoin d’une période d’apprentissage pour pouvoir s’adapter à tous les environnements et savoir réagir de façon adaptée dans 100 % des situations.

 

Les pays européens doivent à présent légiférer pour rendre obligatoires les technologies qui leur semblent indispensables. Un premier pas vers l’arrivée, à plus ou moins longue échéance, de la voiture autonome ? L’avenir le dira…

 

 

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