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Le gouvernement donne un coup d’accélérateur au covoiturage

Par Antoine- Publié le 16/12/2019, mis à jour le 16/12/2019 

Lecture : 2 min


 

La généralisation du covoiturage peut contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Mais comment convaincre les automobilistes à adopter cette mobilité encore émergente ?

Le gouvernement souhaite faire progresser la pratique du covoiturage, notamment pour les trajets domicile-travail. L’objectif est de tripler le nombre de covoitureurs quotidiens d’ici 2024, selon Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des transports. Aujourd’hui, seulement 3 % des Français partagent un véhicule régulièrement. Ils pourraient ainsi être 9 %, soit 3 millions de personnes, si la « mobilisation pour le covoiturage au quotidien », lancée le 28 novembre, porte ses fruits.

Covoiturage : des bienfaits à faire valoir

Cette évolution de la mobilité pourrait faire économiser 7 800 t d’émissions de CO2, tout en réduisant d’un million le nombre de véhicules sur les routes (et notamment lors des heures de pointe). Pour les salariés vivant à 30 km de leur lieu de travail, jusqu’à 2 000 euros d’économie sont possibles chaque année avec cette solution particulièrement efficace lorsque les transports en commun font défaut… Et en plus, cela améliorerait le comportement au volant !

Des solutions concrètes pour développer le covoiturage

Afin de parvenir à ce résultat, le gouvernement compte actionner plusieurs leviers :

  • Des aides financières à destination des conducteurs et passagers privilégiant le covoiturage, comme le forfait mobilité durable. Celui-ci verra le jour le 1er janvier 2020 avec la loi d’orientation des mobilités (LOM). Il permettra le versement de 400 euros par an pour les salariés covoitureurs ;
     
  • Le registre de preuves de covoiturage, en place depuis le 1er septembre 2019 pour les collectivités et à partir du 1er janvier 2020 pour les entreprises. Son but : attester de la réalisation du partage, en contrepartie d’incitations financières, de places de stationnement réservées ou à tarif réduit… ;
     
  • Le développement des services de mise en relation de covoitureurs, en s’appuyant sur la collaboration des collectivités territoriales ;
     
  • Des infrastructures adaptées avec des voies réservées et des aires et parkings pour covoiturage (plus de 2 300 répertoriés par l’État) ;
     
  • Un observatoire du covoiturage à partir de 2020, pour suivre efficacement l’évolution de la pratique.

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