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Devez-vous craindre les voitures radar de nouvelle génération ?

Par Fabien - Publié le 17/05/2017, mis à jour le 18/09/2019 

Lecture : 3 min


 

Les nouvelles voitures radar, conduites par des chauffeurs d’entreprises privées, vont arriver sur les routes de France. Ce dispositif fonctionne-t-il ? En quoi est-il différent du système actuel ? Des dérives sont-elles possibles ? Pro-Moove répond à toutes vos questions.

 

 

De nombreuses rumeurs ont circulé ces derniers mois concernant la « privatisation des voitures radar ». Cette privatisation concerne uniquement la conduite des véhicules, en aucun cas la constatation des infractions. Les entreprises privées qui emploieront les conducteurs seront sélectionnées dans le cadre d’appels d’offres régionaux (certains sont déjà en cours). La Sécurité routière estime qu’un millier d’emplois seront ainsi créés.

 

Les nouvelles voitures radar déployées progressivement

Des voitures radar sillonnent déjà les routes depuis 2013, avec, à leur bord, deux policiers ou gendarmes. Les futurs véhicules n’embarqueront plus qu’une personne à leur bord : le conducteur. Il aura pour seule tâche de suivre sur un système de navigation le trajet imposé par l’État. Les relevés des infractions se feront sans aucune intervention humaine, à l’aide de nouveaux matériels entièrement autonomes.

 

Depuis février 2017, six véhicules sillonnent les routes du département de l’Eure pour parfaire ce dispositif. Les tests ayant été jugés concluants, 26 voitures de ce type seront bientôt déployées en Normandie. Les autres départements devraient s’équiper à partir de septembre 2017.

 

 

Voitures radar : la sécurité des données en question ?

Le Ministère de l’intérieur se veut très clair quant à l’accès aux données par le conducteur d’une voiture-radar : « il ne saura ni quel véhicule a été photographié, ni combien. L’entreprise qui l’embauche ne pourra jamais accéder à la partie concernant les clichés de verbalisation, ni connaître le nombre d’infractions constatées (…). Lorsqu’ils ne seront pas utilisés, les véhicules seront garés dans les locaux de la police ou de la gendarmerie. »

 

 


3 étapes pour constater les infractions

 

 > Les infractions sont enregistrées par le radar présent à bord du véhicule ;

 > Les données sont cryptées et envoyées en temps réel aux officiers de police judiciaire chargés de la verbalisation ;

 > La procédure reste identique à celle actuellement en vigueur : les policiers et les gendarmes du Centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR) réceptionnent les données. Ils constatent et valident ou non l’infraction. Ces officiers de police judiciaire sont basés au Centre national de traitement (CNT) de Rennes.


 

Des voitures radar aux marges de tolérance supérieures ?

 

Ces appareils de mesure de vitesse sont capables d’analyser en toute autonomie les panneaux de limitation de vitesse installés au bord des routes. Ils ajustent donc automatiquement leurs mesures. Le Ministère de l’intérieur précise que « des marges de tolérance supérieures ont été retenues » : 10 km/h de plus ou 10 % au-dessus de la limite autorisée, « selon ce qui est le plus favorable au contrevenant ».

 

Des impacts bénéfiques difficilement mesurables

L’État espère que l’entrée en service des nouvelles voitures radar aura un effet dissuasif auprès des conducteurs, qui seront incités à surveiller la vitesse de leur véhicule. Les bénéfices de ce dispositif pour la sécurité routière semblent pourtant difficiles à mesurer.

 

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