RSE : engagez votre entreprise dans une mobilité plus responsable !

Par Fabien - Publié le 13/05/2019, mis à jour le 02/10/2019 

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Que font les entreprises pour respecter les principes du développement durable ? Elles formalisent de bonnes pratiques à travers une « charte RSE ». La Responsabilité Sociétale des Entreprises concerne de nombreux domaines, parmi lesquels la mobilité. Elle est donc intimement liée à la gestion de flotte. Mais comment bien conjuguer RSE et gestion de parc ? Et quels sont les leviers pour passer « au vert » ?

 

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Réduire notre empreinte carbone est un enjeu de société. Les déplacements professionnels sont un puissant levier de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). En tant que gestionnaire de flotte ou chef d’entreprise, vous êtes un acteur clé de la politique de mobilité de votre structure. Et vous avez un rôle majeur à jouer en termes de RSE.

 

Vous souhaitez initier ou renforcer la transition vers une flotte plus verte ? Réduire l’impact carbone des déplacements ? Il y a des mesures spécifiques à prendre. Certaines sont élémentaires, d’autres prennent des chemins de traverse. Faisons le point.

 

L’engagement RSE d’une entreprise, une affaire de charte

Comment se matérialise l’engagement RSE d’une entreprise ? Par une charte RSE, document de référence qui permet de formaliser les engagements de l’entreprise.

 

Cet engagement prend aussi la forme de mesures et d’actions environnementales, sociales et sociétales, ou encore liées à la gouvernance. Leur mise en œuvre est mesurée et suivie par des indicateurs. A la clé : les notions de progression, de transparence et d’évaluation. Ces indicateurs font l’objet d’un reporting extra-financier, consigné à minima dans le rapport de gestion de l’entreprise.

Comment conjuguer charte RSE et gestion de flotte ?

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Voici quelques actions simples que les gestionnaires de flotte et chefs d’entreprise peuvent mener dans le cadre d’une politique RSE :

 

- Lancer une réflexion sur l’impact écologique global des véhicules.

En complément, il peut être judicieux d’intégrer la gestion de flotte à une démarche de réduction des émissions de GES à l’échelle de l’entreprise.

- Réaliser des diagnostics et mettre en œuvre des actions de communication et de sensibilisation des équipes.

- Analyser le taux d’utilisation des véhicules pour optimiser la taille du parc

- Opter pour une car policy orientée vers la réduction de l’impact environnemental. Cette charte définit les règles d’utilisation des véhicules de l’entreprise.

- Définir un Plan de mobilité : son objectif est d’optimiser et d’augmenter l’efficacité des déplacements de l’ensemble de vos parties prenantes (collaborateurs, clients, visiteurs, partenaires, fournisseurs). Comment ? En favorisant l’usage des modes de transports alternatifs au véhicule individuel. Une démarche obligatoire pour les entreprises de plus de 100 salariés.

 

Gestion de flotte : des leviers simples pour passer au vert

Mieux conduire fait partie des leviers qui permettent de consommer moins : une conduite plus souple permet de réduire les coûts d’entretien et la consommation de carburant. Mais aussi les risques d’accident, et son pendant, l’usage de pièces détachées. Ce qui tombe bien : la sécurité des collaborateurs relève aussi de la responsabilité de l’entreprise et de la sphère RSE.

 

Quels outils utiliser ? La télématique embarquée pour analyser les comportements, les formations à l’éco-conduite et à la sécurité routière. Effet papillon garanti : selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), il est possible de réduire d’environ 15 % sa consommation de carburant et ses émissions de GES, quel que soit le véhicule utilisé.

 

Un autre levier permet d’aller plus loin : le recyclage ! Soyez attentif concernant l’entretien et la réparation des véhicules de la flotte. Comment ? En privilégiant notamment les pièces détachées recyclées.

Choix des véhicules : des paramètres complexes à examiner

Carburants (essence, Diesel, électrique, hybride, GNV…), achat ou location, fiscalité et TCO, ou encore valeur résiduelle : il y a de nombreux critères à prendre en compte pour choisir les modèles de véhicules.

 

- Rechercher une solution sur-mesure

 

Il n’existe pas de solution unique, mais DES solutions, bâties sur les besoins identifiés de chaque entreprise. De fait, les énergies existantes (Diesel, essence, électrique, hybride) sont adaptées à chaque besoin. Etudiez la typologie des trajets, le kilométrage moyen et le TCO. Lorsque le kilométrage annuel dépasse 15 000 km, le TCO d’un véhicule hybride est plus élevé que celui d’un modèle Diesel équivalent. Plus cher à l’achat, l’hybride possède en outre une faible valeur résiduelle.

 

 

- Trouver un équilibre

 

Vous voulez conjuguer les problématiques RSE, les impératifs économiques de l’entreprise et les intérêts des collaborateurs ? Pas simple. Définissez vos priorités sur la base de 3 critères : la rentabilité, les collaborateurs, l’écologie. Utilisez ce mix pour piloter vos décisions quant aux choix des véhicules. Vous passez par un loueur ? Demandez-lui d’appliquer cette démarche.

 

- Choisir l’écologie dès la fabrication

 

Poussez le curseur en choisissant des véhicules dont la conception initiale est éco-consciente. Elle consiste à favoriser la revalorisation et le recyclage des pièces usagées.

 

 

Les alternatives à la voiture personnelle : des pistes pour doper son engagement RSE

- Développer l’auto-partage : la mutualisation des véhicules peut permettre de réduire sensiblement la taille d’une flotte.

- Miser sur le télé-travail, les visioconférences et les conférences téléphoniques.

- Encourager l’usage des transports en commun et bien sûr, du vélo, lorsque cela est possible.

 

 


3 questions à Aristide BELLI, Responsable Social Business et Sociétal, Total Marketing France

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Quel est le positionnement de Total en matière d’empreinte carbone ?

Total est un groupe pétrolier et gazier dont la volonté est de devenir la major de l’énergie responsable. Le Groupe, qui intègre pleinement les enjeux climatiques à sa stratégie, se fixe comme ambition de réduire l’intensité carbone des produits énergétiques mis à disposition de ses clients de 15 % entre 2015 (accord de Paris) et 2030. A plus long terme, nous espérons atteindre une baisse de 25 à 35 % en 2040.

 

Que proposez-vous à vos clients pour améliorer l’empreinte carbone de leurs déplacements ?

L’efficacité énergétique des véhicules et les émissions de CO2 sont deux leviers essentiels. La recherche Total a mis au point des additifs spécifiques à chaque carburant, leur conférant une haute valeur ajoutée technique. Ainsi, nous proposons à nos clients des carburants de qualité supérieure, aux performances améliorées. La gamme TOTAL EXCELLIUM, lancée en 2005, en est la concrétisation la plus aboutie. Ces carburants, essence et Diesel, limitent l’encrassement des moteurs, qui consomment moins, polluent moins et durent plus longtemps.

 

Quelle place occupent les énergies alternatives dans votre offre ?

Investir dans ces énergies contribue à diversifier le mix énergétique mondial. Nous proposons du gaz naturel pour véhicule (GNV), comprimé ou liquéfié. Cela concerne les véhicules légers comme les bus urbains, en passant par les utilitaires et les bennes à ordures. Nous proposons aussi du gaz de pétrole liquéfié carburant (GPL-c). Et bien sûr l’électromobilité. Aujourd’hui, une cinquantaine de stations-service TOTAL sont équipées de bornes de recharge électrique 50kW. Dans un autre registre, demain nous proposerons à nos clients entreprises un système de compensation carbone. Les entreprises doivent composer avec leurs contraintes mais sont actrices du changement. Notre rôle est d’installer une dynamique.


 

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