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Valeur résiduelle d’un véhicule : ce qu’il faut savoir

Gestion de flotte    >     Choix et Financement des véhicules

Le marché des enchères automobile a la cote. En 2014, les ventes de véhicules d’occasion par ce biais ont enregistré une hausse de 5,9 %. Mais pour les entreprises, cette solution est-elle avantageuse par rapport à la LLD, à la LOA ou à l’achat « classique » en neuf ou occasion ?

 

Par Fabien - Publié le 03/04/2015, mis à jour le 17/09/2019 

Lecture : 2 min


 

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Les enchères permettent-elles d’acheter des véhicules compatibles avec l’exercice professionnel ?

 

En 2014, les enchères de véhicules ont représenté 1,017 milliards d’euros, selon le Conseil des ventes volontaires. Une partie de ce montant a concerné les ventes de véhicules particuliers et de véhicules utilitaires, donc susceptibles d’intéresser les professionnels.

 

Comment les VP et VUL se retrouvent sur le marché des enchères ?

Les véhicules saisis à des particuliers (pour un crédit à la consommation impayé) ou appartenant à l’origine à l’administration sont revendus par ce biais dans de nombreuses structures partout en France, dans les salles de ventes ou sur les sites internet d’enchères (pour un tiers du marché environ). Les voitures volées ou accidentées peuvent également être vendues aux enchères : le commissaire-priseur devra alors en informer l’audience. Les voitures de collection ne sont donc pas les seules à être vendues aux enchères…

Les 9 conseils avant de se lancer

- Comparez et informez-vous… comme pour un achat immobilier, il est important de bien connaître le marché avant de prendre une décision ;

- Déterminez à l’avance vos différents critères d’achat (fourchette de prix, marque, année, kilométrage, motorisation…). Avec un choix plus restreint que sur le marché de l’occasion classique, vous aurez d’autant plus intérêt à décider en amont quel véhicule vous souhaitez acquérir lors des enchères ;

- Assurez-vous de bien disposer des fonds nécessaires pour l’achat. N’oubliez pas de prendre en considération le paiement des frais d’adjudication (entre 10 et 20 % du prix d’acquisition) ;

- Renseignez-vous sur le fonctionnement d’une enchère. Dans le feu de l’action, la clé est la réactivité : il n’y aura pas (ou presque) de délai de réflexion et pas de rétractation après l’adjudication ;

- Repérez les véhicules lors de la présentation générale des enchères, qui a lieu le matin ou la veille de la vente ;

- Prêtez une attention particulière au rapport de contrôle technique qui indique notamment le kilométrage ;

- Pour les enchères automobile, placez-vous dans les premiers rangs afin de scruter les moindres détails du véhicule présenté et pour pouvoir bien entendre le moteur ;

- Si aucun véhicule ne convient, n’achetez pas et différez votre achat ;

- Certaines salles de ventes vous proposeront des garanties et assurances pour votre nouveau véhicule.

 

Les enchères compatibles avec la gestion de flotte ?

Pour les entreprises, faire le choix des enchères peut être périlleux. Même si les prix à l’achat peuvent parfois défier toute concurrence, les démarches à engager sont souvent chronophages et la fiabilité du véhicule est plus incertaine (impossible de tester le véhicule). Il est également impossible d’offrir aux différents collaborateurs le « même véhicule ». Cet achat peut donc être source de tension au sein d’une flotte de grande taille… Enfin, faire le choix d’un véhicule d’occasion pour le confier à un salarié s’inscrit difficilement dans une stratégie de valorisation.

 

Les enchères, si elles permettent de faire de bonnes affaires, sont donc plus indiquées pour les particuliers, les indépendants ou les TPE, pour qui les choix de véhicules se font au cas par cas.

 

 


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Son impact sur le montant du loyer

Les gestionnaires de flotte ont aussi des intérêts dans le calcul de la valeur résiduelle, car de celle-ci va découler le montant du loyer qui sera proposé par le prestataire. Si les choix sont libres pour constituer le parc automobile de votre société, n’hésitez pas tout de même à vous pencher sur les offres les plus intéressantes.

 

Part de la valeur résiduelle sur le montant du loyer de location

La valeur résiduelle est calculée lors de la signature d’un contrat de location longue durée (LLD). Pour le gestionnaire du parc automobile, elle va donc être importante car elle modifie le montant du loyer. Ainsi, si le véhicule est considéré comme facile à revendre dans le futur, il sera plus aisé de négocier un prix de location raisonnable, puisque la marge du prestataire sera normalement réalisée lors de cette vente avantageuse. Une voiture relativement onéreuse au prix du neuf ne sera pas forcément plus chère à louer, car elle sera potentiellement mieux cotée qu’un véhicule bon marché, beaucoup moins recherché sur le marché de l’occasion. Les voitures hybrides sont particulièrement valorisées, puisque les loueurs anticipent un marché de plus en plus favorable pour ce type de motorisation.

Louer intelligemment

Pour le gestionnaire de flotte, les offres qui lui parviennent sont donc en théorie davantage intéressantes sur des véhicules dont le potentiel de revente est fort, c’est-à-dire que leur dépréciation est considérée comme lente. Afin d’optimiser ses dépenses, il est donc conseillé de choisir des modèles équipés d’options vraiment utiles et recherchées sur le marché de l’occasion. Les véhicules en fin de série sont à éviter, car leur valeur résiduelle sera logiquement plus faible, faisant ainsi monter la note pour le gestionnaire qui devra compenser le risque pris par le prestataire.

Le contrat de LLD

Le loyer du contrat de location longue durée prend en compte la valeur résiduelle, mais également différentes remises et le taux de placement. Le montant peut être changé périodiquement, en prenant en compte le kilométrage ou les écarts entre dépenses réelles et provisions. La différence entre le prix de vente réel et la valeur résiduelle peut aussi engendrer une adaptation du loyer.

 

Autre possibilité, le gestionnaire de flotte peut choisir de devenir propriétaire du véhicule à la fin du contrat de location. Il devra alors payer la valeur résiduelle estimée au départ. Le dépôt de garantie versé est alors déduit de l’acte de vente.

 

Une source de tensions entre loueurs et gestionnaires

Dans un contexte économique tendu, les rapports de force dans les négociations sont forcément plus complexes. Les loueurs et les gestionnaires de flotte vont devoir s’accorder sur les loyers, mais avec des valeurs résiduelles de plus en plus incertaines, les conditions des contrats sont davantage restrictives.

Diversifier les marques des véhicules de votre flotte

Le risque est pris par le loueur. Le gestionnaire du parc n’a pas à assumer la surévaluation de la valeur résiduelle. Si le modèle choisi en contrat de LLD perd subitement en valeur, du fait d’une mode passée trop vite, de problèmes de fiabilité inconnus lors de la signature de l’accord ou d’un contexte économique négatif pour la marque, le loyer n’augmente pas pour autant et ce sera au prestataire d’être confronté à des difficultés lors de la vente du véhicule. Diversifier les marques des voitures de la flotte est une solution rassurante pour les professionnels de la location, qui encouragent cette démarche.

Bien définir les conditions de la location

Dans le contexte économique actuel, très tendu, les loueurs cherchent à réduire ce risque. Les contrats prévoient de ce fait que le véhicule soit rendu en parfait état et que l’utilisation qui en est faite ne sorte pas de ce qui a été défini au préalable. Un kilométrage inférieur ou supérieur à l’accord initial peut engendrer un réajustement du loyer. Si le véhicule est lourdement endommagé, la charge revient au gestionnaire afin de compenser la moins-value lors de la revente. Les petits accrocs, normaux lors d’une utilisation régulière d’un véhicule, sont généralement assurés.

 


Pour aller plus loin


 

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